[Floride] Jour 11 : Just relax ! – Partie 3

Au moment où je faisais du repérage pour les restaurants de notre séjour, j’avais une énorme envie : manger au « Victoria & Albert’s ». J’aime beaucoup tout ce qui est raffiné, et les retours des personnes ayant fait ce restaurant, même s’il est très cher, m’avaient convaincu d’y investir. Sauf qu’entre temps, nous avons décidé de faire une croisière, et donc, que ce soit niveau temps ou niveau financier, ça devenait compliqué de mettre ce restaurant.
Fort heureusement, la Disney Cruise Line propose un restaurant gastronomique qui a un avantage : 2 chefs, dont celui du Victoria & Albert’s.
C’est donc sans trop d’hésitation que j’ai réservé pour le Rémy, pour terminer en beauté notre croisière.

Lorsque nous nous présentons au comptoir pour l’enregistrement, nous sommes une nouvelle fois accueilli par une CM avec un énorme sourire. Le soleil couchant apporte une sérénité et une sorte de magie au lieu.

Toute cette zone est vraiment à part dans le bateau, rien que par sa décoration qui n’est pas du même style que le reste. Ca se voit dans les restos, mais pas que…

Le manager du Rémy, que nous avions vu deux jours plus tôt au moment de la réservation du Palo nous accueille, en français, se rappelant de nous. Il nous demande si notre croisière s’est bien passé. Il nous explique un peu comment va se dérouler le repas, et passe le relais à une serveuse qui nous accompagne pour nous installer à notre table, tout en nous racontant l’histoire du petit rat qui prête son nom au restaurant.

Le restaurant est très beau, avec plein de détails sur Rémy. On peut notamment voir sur les chaises un logo le représentant, logo qu’on retrouvera plus tard sur les assiettes.

Nous sommes installés dans la Gusteau Room, une petite salle pas très loin des cuisines, très jolie, avec des fresques de Paris d’un côté, et avec une vue sur l’océan de l’autre (dont nous ne profiterons que brièvement, la nuit tombant rapidement).

Bien vite arrive notre serveur attitré de la soirée, Thomas, qui, comme la plupart des serveurs du restaurant (pour ne pas dire tous), parle Français. Et comme son manager lui a précisé que nous étions français, c’est dans la langue de Molière qu’il se présentera et s’adressera à nous pendant tout le repas.
C’est une charmante attention, sauf que, les pauvres serveurs, ayant plus l’habitude de présenter leurs plats en anglais, auront parfois des gros moments de solitude pour se souvenir de comment présenter le plat en français. Et bien qu’on leur dise que ça ne nous posait pas de problème, ils insisteront pour tout faire en français.

Ils nous ont avoués que c’était la première fois que des français venait dans leur restaurant, donc ils devaient avoir la fierté de pouvoir présenter dans leur langue natale 🙂

Il faut savoir qu’avant chaque service, que ce soit pour de la boisson, du pain, ou les plats, les serveurs présentent toujours ce qu’ils servent, et explique la façon dont ça a été préparé.
Tous les plats sont clochés, ce qui à chaque fois, offre une dose de surprise lorsqu’on découvre le plat avec émerveillement.

Notre repas commence par un verre de cocktail nommé Colette, un suave mélange de champagne, de feuilles de menthe, d’extrait de fraises, et d’abricot séché.

Ce cocktail, gracieusement offert même lorsqu’on n’a pas opté pour une formule avec alcool comme c’était notre cas, a non seulement pour but de nous souhaiter la bienvenue, mais également de réveiller nos papilles pour mieux accueillir le repas à venir.

Ensuite, un amuse-bouche nous est servi à la cuillère. Il s’agit d’une croquette panée de soupe de tomate. Ça se mange en une bouchée (comme son nom l’indique), et lorsqu’on croque dedans, la soupe s’écoule dans la bouche, à une température adéquate. Je n’ai aucun mot pour décrire la sensation ressentie à ce moment-là. C’est tendre, bon, exaltant, une explosion de saveur en bouche.

Avec cet amuse-bouche, est servi le premier accompagnement de pain et de beurre. Du VRAI pain, et du beurre SALÉ, pour notre plus grand bonheur. Ça nous avait tellement manqué depuis 12 jours.

Rien que du vrai pain et du beurre salé, ça m’aurait fait mon repas tellement ça faisait longtemps ! Après, on va pas se priver du reste du repas :p

A ce moment-là, nous n’avons même pas encore pris connaissance de la carte. Au Rémy, la carte change très régulièrement, au fil des saisons et des ingrédients disponibles.
Thomas nous la présente enfin, en nous expliquant que nous pouvons opter pour un menu Saveur, réalisé par le chef français, Arnaud Lallement, ou le menu Goût, réalisé par le chef américain, Scott Hunnel. Et, si jamais nous n’arrivons pas à faire notre choix, il est tout à fait possible de mélanger les deux menus, surtout pour moi, par rapport à mon allergie aux fruits de mer. On peut, si on le souhaite, prendre aussi directement à la carte.
Il nous proposera également, de tester le Bœuf de Wagyu, réputé pour sa tendresse, mais qui coute un extra de $55 par personne.

Pendant qu’il nous laisse réfléchir, un nouvel amuse-bouche nous est servi. Il s’agit d’une mousse au foie gras et noix de macadamia, avec du caramel au fond. Thomas nous conseille de prendre toutes les couches en même temps pour avoir la vraie saveur à l’arrivée dans la bouche.
Même ressenti que pour la croquette avant. C’est surprenant à première vue, mais tellement bon !

On n’a pas encore commandé, que nous sommes déjà ravis gustativement parlant.
J’ai opté pour un menu Goût (le menu américain), tandis que mon homme a pris un menu Saveur (le menu français), mais avec des modifications à chaque fois pour tous les deux. Dans le menu Goût était prévu :

  • du homard ;
  • du saumon ;
  • du canard ;
  • du Bœuf de Kobe ;
  • du chocolat.

Compte tenu de mon allergie, le homard a été remplacé par un feuilleté de porc et de carottes. Et, n’aimant pas le chocolat, j’aurai droit à un dessert uniquement fait pour moi.

Au niveau du menu Saveur, il devait y avoir :

  • de la tomate ;
  • de la langoustine ;
  • du cabillaud ;
  • du veau ;
  • du chocolat et de la framboise.

La tomate a été remplacée comme pour moi par un feuilleté de porc et de carotte, et la langoustine a été remplacée par du canard.

J’ai énormément hésité avec le Bœuf de Wagyu vu sa renommée, et mon amour pour la viande. Mais je me suis retenu pour deux raisons : le budget déjà pas mal entamé, et le fait de me dire que même sans ce plat, l’expérience du repas sera quand même excellente. Peut-être une prochaine fois :p

Afin de faire patienter les clients entre les plats, une violoniste joue en live de temps à autre, des airs so Frenchie : des extraits de la comédie musicale Notre Dame de Paris.

Et quand on dit pour faire patienter les clients, c’est au point où la dame était en train de jouer devant notre table, juste pour nous ! Ça m’a d’ailleurs beaucoup fait rire de la voir partir un peu en voleuse en courant vers les cuisines lorsqu’elle avait fini une de ces chansons x) 

C’est l’heure du premier plat : Feuilleté de porc et carotte.

Les portions sont petites, mais juste suffisantes pour pleinement apprécier les plats, en faire profiter l’autre, et avoir de la place pour le reste. On a droit à un service de pain au panier pour chaque plat, et après avoir débarrassé nos assiettes vides, nos places sont soigneusement nettoyées des miettes qui auraient pu tomber sur la nappe.

Et oui, même le pain change à chaque plat, et ils ont à chaque fois droit à une présentation 🙂

Puis, c’est le plat de la mer : Saumon pour moi, et Cabillaud pour Mickaël, juste cuit comme il faut. Au-dessus du saumon, c’est une croquette qui a l’origine devait contenir du crabe, mais qui a été faite uniquement à base de pomme de terre pour moi.

Le 3ème plat est le même pour tous les deux, à savoir, un magret de canard sur une sauce à la tomate. Le canard était parfaitement rosé, là aussi, rien à redire.

Avant de passer au 4ème plat, Thomas m’apporte un cocktail sans alcool. Je n’ai pas compris pourquoi je me suis faite offrir ce verre. Peut-être parce qu’il avait constaté que je n’avais pas terminé mon cocktail sans alcool du début du repas. En tout cas, j’ai apprécié le geste, d’autant plus que le cocktail était frais et très bon.

Arrivée du 4ème plat : Bœuf de Kobe accompagné d’une sauce au vin blanc pour moi, et veau 3 façons pour Mickaël. De loin, c’est le plat que j’ai préféré. Le bœuf était tellement bon avec cette petite sauce au vin blanc qui ajoutait une pointe d’acidité pour relever le tout !

A ce stade, il ne nous reste plus que le dessert à découvrir, et heureusement, car même si les portions sont petites, on commence sérieusement à caler.
C’est aussi le moment pour moi de faire une pause toilette… le moment le plus bizarre de la soirée.
Je demande au Manager, qui passait à tout hasard par-là, où se trouve les toilettes, histoire de pouvoir y aller rapidement. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est qu’il appelle Thomas… pour qu’il m’accompagne aux toilettes, en me tendant le bras xD. C’est super bizarre ! Surtout qu’en plus, étant en mode handicapée, je trainais un peu du pied.

Cette parenthèse fermée, une fois revenue à ma place, le repas peut continuer par le… fromage.
Eh oui ! On est dans un restaurant français, donc impossible de passer au dessert sans passer par le fromage.
On se verra présenté les différents fromages par le maitre fromager, qui s’amusera en nous disant que vu qu’on est français, il n’allait pas devoir tout expliquer.
Ah ben non, perdu, on ne s’y connaît pas du tout en fromage… ou du moins, je sais que j’aime pas le chèvre et le bleu, mais c’est tout. En le lui disant, il nous donnera un échantillon de plusieurs fromages qui pourraient nous plaire, en nous conseillant par quoi commencer. Entre chaque type de fromage, il nous conseille de prendre une cuillère de miel. Bien évidemment, le fromage s’accompagne de pain.

Je n’ai pas tout aimé, mais c’est sans surprise que le reblochon et le camembert auront mes faveurs dans cette assiette.

J’ai beau être Normand, je suis pas très fromage pour autant. Je me souviens qu’il nous avait expliqué qu’il y avait différentes catégories de fromages (dur, crémeux, etc.), et qu’ils nous avait conseillé de finir par une certaine catégorie. Ayant une mémoire de poisson, je ne m’en souviens plus, mais je me rappelle qu’on avait pas trop aimé une certaine catégorie. Ca n’enlève rien au fait que les autres étaient très bons.

Pfiou, j’en peux plus, mais en même temps, j’attends avec impatience le 5ème plat : le dessert !

Je ne m’attendais pas au début du repas, en voyant les toutes petites portions qui étaient servis, qu’une fois arrivée au dessert, il ne me reste qu’une toute petite place pour lui. Peut-être est-ce parce que nous ne sommes pas de très gros mangeurs ? Dans tous les cas, c’est plus que repus que nous ressortirons de ce restaurant.

Pareil pour moi, il me restait une petite place pour le dessert, mais pas vraiment plus. On est loin de se dire ça quand on a l’habitude de voir les photos avec les quantités dans les assiettes. 

Avant de nous apporter le dessert, nous avons droit à un changement intégral de vaisselle, serviette comprise. Nous aurons aussi droit à la visite à notre table du chef qui viendra nous demander si le service s’est bien passé et si nous sommes satisfaits.

En dessert, comme je l’avais dit, n’aimant pas le chocolat, le chef a eu l’amabilité d’en préparer un spécialement pour moi. Comme j’avais dit à Thomas que j’aimais les fruits rouges, c’est tout naturellement qu’un plat très fruité est apparu devant moi, pour mon plus grand bonheur.

Mickaël aura droit à une truffe au chocolat avec une glace à la framboise et une panna cotta à la noix de coco surmontée d’une crème brulée présentée dans une coque d’œuf comestible. Mickaël n’aime pas la noix de coco… et pourtant, il a tout mangé.

Je ne m’en souviens plus trop, mais il ne me semble pas avoir eu de problème avec le dessert. S’il y avait eu une trop grosse dose de noix de coco, je ne l’aurai surement pas terminé ! Comme quoi, quand on a des bons ingrédients, et qu’ils sont bien préparés, ça passe tout seul :p

Et quand tu crois que c’est fini, et bien il y en a encore !
Quelques secondes après nous avoir enlevé nos assiettes, Thomas revient, cette fois-ci avec deux tartes : l’une au café, et l’autre au chocolat.

Et comme en plus, au début du repas, lorsqu’il nous avait demandé si nous fêtions quelque chose en particulier, et que je lui avais dit que Mickaël avait tout juste 25 ans et que nous fêtions nos 4 ans de couples par cette croisière, on a encore eu droit à des attentions.

Le dessert c’était un peu le moment de l’enfer : t’a plus faim, mais dès que t’a fini de manger un plat, on t’en amène un autre qui a l’air excellent ! Du coup, vu que tu veux pas gaspiller, et bah tu t’éclates le bide 😀

Avec l’addition (enfin, plutôt le pourboire pour Thomas dirons-nous, puisque nous n’avons pris aucun extra), nous recevrons 2 sucettes, l’une a la fraise et l’autre à l’orange, des chocolats, ainsi qu’une rose pour moi.

Nous avons baissé les bras pour les cannelés (même si j’ai quand même tenté d’en manger un), tout comme nous avons décliné la proposition de café.

Nous remercions très chaleureusement Thomas avant de quitter le restaurant.
Sur le comptoir d’enregistrement, on nous demande si nous souhaitons laisser un mot suite à notre expérience. Moi qui adore laisser des avis (qu’ils soient positifs ou non), je saute sur l’occasion et raconte même un roman. Je suis tellement contente de mon repas. C’est sûr pour moi, la prochaine croisière Disney que nous ferons, nous reviendrons au Rémy. C’est de loin, de très loin, la meilleure expérience culinaire que j’ai connu.

Rien à redire sur cette expérience : les quantités étaient raisonnables, le goût au rendez-vous, les produits de qualité, et l’atmosphère agréable, encore plus quand tu peux rigoler avec le serveur en français. J’ai rarement eu l’occasion de pouvoir manger des plats aussi recherchés et aussi bons, malgré le fait que l’on soit en France.
Le repas peut paraître un peu cher sachant que les autres restaurants sont compris d’office dans le prix de la Cruise Line, mais quand on voit le prix d’un restaurant gastronomique en France, c’est justement la bonne occasion pour essayer à moindre frais.
Je ne peux que recommander ce restaurant si vous êtes à la recherche de nouveaux goûts et expériences, et je pense que l’on y retournera sans hésiter lors de notre prochaine Cruise Line. Cela restera un des meilleurs resto (voir le meilleur) fait pendant ce séjour.  

3 heures se sont écoulées depuis que nous sommes arrivés. Je ne me suis même pas rendu compte de la vitesse à laquelle le temps s’est écoulé. Mais nous sortons juste dans les temps pour retourner à la cabine nous changer puis aller voir la « See Ya Real Soon » sur le pont 4.

Je compte donc me diriger vers l’ascenseur, mais Mickaël demande à la CM au comptoir s’il est possible d’aller sur la petite terrasse attenante au restaurant. La Cast lui répond affirmativement, et nous sortons donc. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’en fait, le Rémi et le Palo sont complètement à l’arrière du bateau. Oui, je sais, j’ai un très grand sens de l’observation et de l’orientation xD.

C’est surprenant car de là, on n’entend pas d’autres bruits que celui des vagues. Par contre, on a une vue incroyable sur le ciel étoilé qui se perd à l’horizon. Pendant que je suis en train de m’extasier devant ce ciel, je ne remarque pas une seconde que mon homme lui, est en plein stress. Enfin, je n’y fais pas vraiment attention puisque je le sens étrange depuis le moment où nous sommes arrivés au restaurant.
Il finit par me demander si je suis contente de la croisière, malgré la mésaventure qui m’est arrivée à Nassau. Je lui réponds oui et que je suis juste un peu triste que la croisière ne soit pas plus longue. Ce à quoi j’ai comme réponse un « Je suis désolé ».

Un peu perdue, je ne comprends pas trop cette réponse, et comprends encore moins ce qu’il fait avec un genou au sol et une bague à la main.
Ma réaction fut donc parfaitement inappropriée, puisque j’ai eu un fou rire instantanée lorsque Mickaël m’a demandé de l’épouser là, dans cet endroit magnifique et de la manière la plus romantique du monde.
C’est simplement que je ne m’y attendais tellement pas, que je n’ai pas su comment réagir. Le pire dans l’histoire, c’est que 5 mois après, il m’a refait le coup, et j’ai eu exactement la même réaction xD.

Pas de larmes donc pour moi, mais un immense oui entre 2 rires, pour libérer mon pauvre chéri qui a dû se sentir si seul au monde en m’entendant rire. Mais, il n’a rien à se reprocher, à 2 détails près, j’ai eu la demande de mes rêves.

Ca y est, on arrive enfin ! Il s’est passé tellement de choses pour cette demande que je pourrai en écrire un roman x)

Avant même que l’on parte pour WDW, j’avais récupéré une bague avec l’intention de lui demander sa main. Quand je dis récupéré, c’est pour dire que j’en avais eu une qui ne correspondait pas à ce que je voulais lui offrir, mais faute de budget, c’est tout ce que j’avais. D’où le « Je suis désolé » en pleine demande qui est sorti tout seul pour dire « j’aurai aimé t’offrir mieux mais je n’ai que ça pour le moment ».

Maintenant, la partie drôle a été la logistique. Comment emporter une bague de fiançailles en Floride, en passant les contrôles, sans pouvoir la cacher dans une valise parce qu’Elia est une maniaque du rangement des valises ? La solution est simple : dans mon sac perso qui ne me quitte pas !
Maintenant, imaginez ma tête au Port Orléans, en train de revenir dans la chambre, de voir qu’Elia a fouillé dans mon sac pour trouver un truc (avec raison), et de se rendre compte que l’étui de la bague était en pleine vue. Pour moi, c’était grillé, et la surprise était morte et enterrée. Avec chance (?), Elia était très fatiguée à ce moment-là, et elle ne s’en était même pas rendu compte ! La logistique a continué quand il a fallu l’emmener à la Cruise Line, puis la transférer dans mon costume pour l’emmener au resto, sans que cela ne se voit avec une bosse.

J’ai été en stress une bonne partie de la journée, avant le resto, et pendant le resto. Mais au final, tout s’est bien déroulé, à l’exception prête que j’ai été incapable de lui dire ce que j’avais l’intention de lui dire. Sur le moment, plus rien en tête. Le vide. Juste elle, devant moi, magnifique dans sa robe, avec pour seule vue la mer et les étoiles. Une seule chose était sûre : je voulais lui demander de m’épouser.
Alors j’ai posé mon genou à terre, je lui ai présenté la bague, et je lui ai demandé.

Gros moment de panique quand elle s’est mise à reculer en rigolant, le temps m’a paru super long. Mais bon, tout est bien qui finit bien, elle a dit oui 🙂
Suite à ça, je lui promettrai de lui refaire une demande plus tard avec la bague que je voulais lui offrir.

C’est donc fraichement fiancés que nous retournons à notre cabine.

Avec les émotions encore fraiches, et le restaurant juste avant, j’avais besoin de faire un passage rapide aux toilettes juste avant. Et quand je disais qu’on est dans un autre monde dans cette zone, ça se voit directement à côté des lavabos qui, pour s’essuyer les mains, comportent de vraies serviettes individuelles en tissus avec la marque du Remy ! 

Et oh joie, dans le couloir, nous tombons sur Santanu qui devine, à la rose que j’ai en main, que nous venons du Rémy. Il en profite pour nous remercier chaleureusement pour le mot et le pourboire sur le lit.

Dans notre cabine, un crabe nous attend sur le lit, dernier pliage de cette folle aventure.

Je plane complètement, et mon sourire ne me quitte plus.

On se met en pyjama, et on part se placer au niveau du pont 6 pour regarder le dernier spectacle de la croisière. Avant, nous passons à Shutters, histoire de prendre quelques photos. Nous opterons pour notre photos de l’AquaDuck, ainsi que pour celle prise à l’Enchanted Garden en pirates. Les autres étaient belles, mais le prix nous a vite refroidi.

Vous vous en douterez, mais si vous ne prenez pas un pack all inclusive pour les photos, ça vous reviens vite très cher la photo… Il y a des packs en vente sur internet en promo avant la croisière si vous avez l’intention de le prendre dans tous les cas. 

Puis, on se mets en place pour le show. Je m’attends à ce moment, à voir quelque chose du même genre que la « Sailling Away Party », mais le fait qu’on doive être à l’intérieur aurait dû me mettre la puce à l’oreille. En fait non, ça n’a rien à voir du tout avec la Sailling Away. En gros, les persos arrivent, ils font un coucou, et ensuite, ils partent en photolocation.
Oui donc en gros, si t’as pas envie de faire de photos, ça sert à rien de se déplacer. Pour tout vous dire, c’était même plus intéressant de voir les gens prendre l’ascenseur à coté…

C’était mais teeeeeeeeeeeeeellement nuuuuuuuuuul… La grosse déception de cette croisière où l’on s’attend à un bon gros show pour clôturer le tout, où au final on se retrouve avec un pauvre truc de 3 minutes qui ne sert pas à grand-chose…
Très franchement, si vous hésitez à faire un truc sur le bateau ce soir là parce que ça tombe en même temps, n’hésitez même pas, n’allez pas à la « See Ya Real Soon ». 

C’est sur cette petite déception que nous rejoignons notre cabine, pour notre dernière nuit à bord de ce magnifique paquebot, qui nous manquera très certainement rapidement.

Bilan de la journée :

  • Elia : 7 493 pas (5,07 km)
  • Mickaël : 5 226 pas (3,60 km) (Promis, j’essaierai de la battre un jour ! )

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