[Floride] Jour 2 : De Paris à Miami – Partie 1

Il est 8h lorsque nous nous réveillons. Nous avons dormi d’une traite. Il est vrai que si le coucher peut parfois être compliqué, nous avons la chance d’avoir un bébé qui dort bien la nuit. Notre vol ne partant qu’en début d’après-midi, nous avons le temps de nous réveiller en douceur.
Après avoir pris nos douches respectives et avoir donné son biberon à Hanaé, nous décidons d’aller à notre tour prendre notre petit déjeuner en profitant du buffet de l’hôtel. Seul 3 autres personnes sont là, dont un couple qui interagit avec Hanaé. 

Le petit déjeuner est à un peu plus de 10€ et pour ce tarif, nous avons le droit a du pain, des viennoiseries, quelques céréales, du jus de pomme ou d’orange, un peu de charcuteries, des madeleines et de la salade de fruit, ainsi que des boissons chaudes. A première vue, ce n’est pas la folie, mais ça remplit totalement son rôle. Cela dit, j’ai déjà vu des petit déjeuner plus fourni pour ce tarif-là. 

Mickaël : Plutôt mitigé pour moi aussi. On a l’impression que le buffet est super grand, mais si tu regardes dans le détail, t’a l’impression que t’as vite fait le tour… Mais bon, comme dis Elia, ça fait le job.

Nous retournons dans la chambre pour ranger les dernières affaires. Mickaël paie le coût total de la chambre (un peu moins de 120€ au total avec les repas de la veille et du matin), et nous prenons la navette de 9h45 pour l’aéroport. 

Le prix ne tient pas compte du temps de parking supplémentaire après les 10 jours. Il faudra voir ça au retour pour le supplément.

Le trajet n’est pas très long, environ une dizaine de minute, mais cela parce que nous descendons directement au Terminal 2. 

A l’aéroport, nous partons d’abord en quête de l’agence Travelex où j’avais réservé des espèces à récupérer. J’avais choisi le point qui se trouvait au niveau de l’arrivée du terminal, et nous avons eu un petit coup de stress quand nous avons croisé sur notre chemin un Travelex, mais de l’autre côté de la vitre, celui où les passagers récupèrent leurs bagages. En fait, il fallait progresser un peu plus loin ; l’agence se trouve vraiment au niveau de la sortie des passagers. Hanaé s’est endormi entre temps.

Lorsque je me présente au comptoir, il n’y a personne. On patiente un petit peu, et comme il n’y a toujours personne qui vient, Mickaël appelle au micro. Un agent se présente enfin. Nous récupérons nos sous, et repartons pour enregistrer nos bagages. 

Nous avons également pris une Revolut pour ce voyage. Si vous ne connaissez pas, c’est une carte bancaire qui se gère entièrement depuis une application mobile, et vous pouvez la recharger à volonté grâce à une autre CB (ou même par virement, mais c’est plus long).
L’avantage de faire ça par rapport à une CB Travelex ? Revolut ne prend absolument aucun frais.

Donc si on recharge la carte avec des euros, on peut les convertir en dollar ou autre devise instantanément, sans frais, au taux du moment. Vous voyez même le taux qui fluctue au moment de faire l’échange. Vous comprendrez donc que c’est extrêmement pratique pour faire des achats à l’étranger sans se taper des frais. Bonus : si vous perdez la carte, vous pouvez la bloquer instantanément, et la débloquer si vous la retrouvez.

Puisque c’était la première fois qu’on l’utilisait à l’étranger, et par mesure de sécurité aussi, nous avons tout de même pris des espèces à Travelex. Tout n’est pas payable avec des CB (les tips de navettes par exemple), donc il vaut mieux avoir un peu de monnaie. 

Il y a beaucoup de monde au Terminal 2 au niveau des départs. Surtout, il y a un chien en cage qui n’arrête pas d’aboyer et cela m’insupporte en plus du fait de devoir slalomer entre les gens avec la poussette et la petite qui dort depuis un moment déjà. Finalement, nous trouvons le comptoir Air France. Il n’y a pratiquement personne pour l’enregistrement. On fait une première vérification avec une agent qui nous pose les questions classiques « avez-vous fait vous-mêmes vos bagages ? Est-ce que quelqu’un vous a confié quelque chose ? ». Et puis, elle me demande si le lait d’Hanaé est bien en soute. Je lui dis que non, sa boite de lait est dans son sac à langer, et là elle commence à chipoter. « Les américains ils aiment pas qu’il y ait plus de 300g de poudre ». Heu… sur le site c’est marqué qu’on peut prendre les aliments pour bébé en illimité pour la durée du voyage. Elle me conseille de mettre la boite dans une valise en soute, et de ne garder que des dosettes. J’ai bien des dosettes, mais elles sont déjà pleines et puis, si jamais la valise n’arrive pas à bon port, j’aurais pas l’air mal sans lait pour ma fille de l’autre côté de l’atlantique. Je fais un peu ma tête de cochon, et elle me met en garde : « ils vont vous demandez de gouter le lait ! ». Et bien qu’ils le fassent, je ne vois pas le souci.

Je sais pas si c’est nécessaire de le préciser, mais c’était bien évidemment une file spéciale USA. Pour les autres destinations, on s’en fout royal, aucune question de ce genre. 

On avance pour l’enregistrement des bagages. Ça se passe sans aucun souci. L’hôtesse est très gentille. Elle taggue la poussette et nous demande si on veut déjà enregistrer le siège auto pour avoir moins de logistique en porte d’embarquement. J’accepte, on met le siège auto dans son sac et direction les bagages hors gabarit pour le déposer. Avant de partir, elle nous dit qu’on a droit à un accès facilité au contrôle des passeports puisqu’on a la poussette, sauf qu’en route, on ne sait plus où il faut qu’on se présente. On va à l’entrée classique, où on nous conseille d’aller du côté de l’entrée Sky Priority. C’est un peu n’importe quoi, personne ne sait vraiment ce qu’il faut faire. Une première hôtesse nous laisse passer, mais même pas 2 mètres plus loin, nous sommes arrêtés par un agent qui nous fait limite la morale parce qu’on a pas le « droit » d’être là. Mais on n’avait rien demander à l’origine nous.

En plus, on se rendra vite compte qu’on aurait été plus vite en prenant l’entrée classique où on avait posé notre question à la base…

Bref, tant bien que mal on passe les contrôles de passeport, et relativement rapidement en plus. Arrive alors le contrôle des bagages. Il faut sortir tout l’électronique, enlever veste, ceinture, chaussure, et plier la poussette qui doit passer comme les autres bagages dans la machine. Il faut que ça aille vite, forcément, et devant notre empressement, Hanaé a peur de se voir bousculer. Quand on la pose au sol le temps de plier la poussette, elle se met à pleurer. Je la récupère vite, et je passe sans soucis, me préparant à devoir tester le fait en poudre… et en fait non, il s’en fiche royalement. Ils ont vu les affaires de bébé dans le sac et ne se sont pas poser plus de question que ça. Finalement, on aura mis environ 1h30 pour tout faire. 

Dans un premier temps, nous partons au niveau de notre porte d’embarquement. 

Nous nous installons et jouons un peu avec Hanaé. Mais puisque nous avons largement le temps avant le début de l’embarquement, Mickaël met Hanaé au dos, et nous décidons de partir au Starbucks. 

En fait à la base, je me suis dit qu’en commandant là-bas, je pourrais également faire chauffer le repas de midi d’Hanaé, mais il s’est avéré que Starbucks ne disposait pas de micro-ondes. On m’a dit que les seuls micro-ondes disponible se trouvait à l’opposé de notre porte d’embarquement. Tant pis, on a fait manger froid à la petite. Elle en a l’habitude et ça ne la dérange pas plus que ça. C’est juste la texture de la purée qui est différente quand elle est tiède. 

Moi je me prends un Mocca, on fait manger Hanaé, et on retourne à la porte pour attendre l’embarquement.

On fait bouger un maximum Hanaé afin de la fatiguer, et aussi en prévision des heures de vol où elle ne pourra pas se promener comme elle le souhaite partout. 

Elle passera son temps à faire des allers-retours en marchant entre moi et Elia. On rappelle : à ce moment-là, elle commençait à peine à faire ses premiers pas sans se tenir à quoi que ce soit. Donc ça faisait une bonne séance d’entrainement pour elle. 

L’embarquement de notre vol commence à l’heure. Nous ne nous précipitons pas pour être dans les premiers. Peut-être une erreur de notre part, puisque lorsqu’on se décide, la file est assez longue. Mais de toutes façons, on est pas pressé (une fois de plus) on peut bien faire la queue.

Puis de toute manière, tout le monde va monter dedans, donc bon. 

A un moment, je remarque que le numéro de la zone où tout le monde fait la queue ne correspond pas au notre. Je m’en vais demander à un agent où nous devons aller… et celui-ci décide de nous faire passer devant tout le monde puisque nous avons un bébé. Gene ultime pour moi, j’ai l’impression d’avoir grillé la place à plein de gens. Et en plus juste après on se tape un autre long moment de solitude parce qu’on n’arrivait pas à faire rentrer la poussette dans sa housse. Mickael commençait à perdre patience, Hanaé ne voulait que partir se promener à l’autre bout et moi j’étais au milieu en train d’essayer de canaliser ma propre angoisse de l’avion qui commençait à être bien bien marqué. 

Tant bien que mal, Mickael finit par faire rentrer cette poussette dans son sac, et nous avançons vers l’avion. 

C’est la première fois que nous utilisions ce sac pour la poussette, et je n’avais pas regardé le manuel d’utilisation avant. Bugaboo étant assez strict et minimaliste, autant dire que si c’est pas rangé dans le bon sens, ça ne fonctionne pas. Je fermerai le sac tant bien que mal sans que ça ferme complètement, mais au moins, ça tient. Les roues ne sortent pas, donc le sac ne roule pas, mais c’est plus mon problème. 

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