[Floride] Jour 1 : De Lyon à Paris

Nous sommes le 1er mai. Après des semaines d’attente, c’est la date fatidique. Aujourd’hui nous quittons Lyon pour Paris, animé à la fois par de l’excitation et de l’appréhension. Enfin, surtout moi. Connaissant ma fille, je sais que le trajet en avion ne sera pas simple, et comme je suis phobique des avions, j’espère que ça ira quand même.

Ce mercredi, nous y allons à la cool. Pas de réveil, pas de précipitation. Nous n’avons aucune obligation au niveau du timing. Nous laissons notre koala nous réveiller comme à son habitude vers 7h du matin. Ce matin, c’est moi qui me charge du lever, pendant que Mickaël profite de quelques heures de sommeil en plus. Après lui avoir donner son biberon du matin et joué avec elle, je la couche vers 8h30 pour sa sieste du matin, ce qui me permet de vider le lave-vaisselle et de faire une dernière vérification de nos sacs à accès direct (nos bagages cabines du lendemain).

Mickaël se réveille tranquillement sur les coups de 9h, et commence à son tour les dernières vérifications des sacs, valises, et de l’appartement. J’ai été méthodique : tout ce dont nous aurons besoin pour les 2 premières nuits sont dans notre bagage cabine, afin de ne pas avoir à déballer trop de chose une fois à l’hôtel (que ce soit Paris ou Miami). Dans le sac à langer d’Hanaé, il y a ses tenues pour les 2 jours + ses couches et ses repas, ainsi que sa gigoteuse et sa veilleuse. Ses jouets sont à part dans un Tote Bag, et seront complétés à son réveil avec tous ses doudous de nuits et ses tétines, le but étant de maximiser le plus possible la ressemblance entre son lit et ceux qui vont l’accueillir par la suite.

Mickaël : Dans mon sac quant à moi, ce sera principalement le reflex, ainsi que tout ce qui est électronique. Les appareils style iPad doivent être allumés et sortis lors du contrôle, donc autant que tout ce qui est de ce genre soit à un seul endroit, c’est plus pratique à sortir et re-ranger.
En parlant de l’iPad, nous l’avons pris en le remplissant d’épisode de La Maison de Mickey et Petit Ours Brun en prévision pour Hanaé. On n’a jamais fait ça, et on sait pas si ça lui servira, mais au pire des cas, on l’aura si elle n’arrive pas à rester en place. 

La miss se réveille à 9h30, ce qui nous ralenti un peu dans notre progression. Mais comme je dis, nous n’avons aucune obligation donc ce n’est pas grave. Mickaël commence à charger la voiture, fait un dernier tour de l’appart et à 11h30, on décolle.

J’ai débranché quasiment tout ce qui était électrique sauf la box internet. Nous avons un chauffage connecté, et donc c’était utile pour le relancer juste avant notre retour (et ne pas cailler dans l’appart). Et puis on a fait quelques bisous aux chats aussi au moment du départ, on les verra pas pendant 2 semaines :p

La voiture sera chargée à bloc, mais on avait fait des tests avant : ça passe ! 

Direction Paris, sous un beau temps de printemps, soleil et fraicheur. Avant d’entamer les 4h30 de route qui nous attend, nous faisons 2 haltes majeures. La première chez un collègue de Mickaël qui a la gentillesse de nous prêter sa GoPro Hero, et la seconde à Mac Do pour déjeuner. Le Mac Do c’était un peu l’option de facilité, ce qui était sur le chemin et qui ne prend pas trop de temps en service. On donne à manger à Hanaé, et pendant que nous mangeons, nous l’occupons avec un ballon. C’est une mini-révélation pour elle, elle adore taper et tirer dessus. Je suis étonnée, en demandant en Mickaël d’aller en chercher un, je ne pensais vraiment pas qu’il aurait autant de succès.

13h, on prend pour de bon la route cette fois. Hanaé dort pratiquement tout le long de la route. On fait 2 courts arrêts histoire de se dégourdir et dégourdir les pieds de l’enfant qui commence à marcher de plus en plus souvent seule, et à 18h on arrive à Paris. 

La conduite en printemps, c’est aussi la joie d’avoir pleins de moustiques qui s’écrase contre le pare-brise 😀
Elia me demandera plusieurs fois si je souhaite le nettoyer à une station-service, mais je me dis que de toute manière faudra le refaire au retour. Vu la distance restante, autant continuer comme ça. 

Nous passons d’abord chez une amie afin de lui remettre son cadeau d’anniversaire sur le chemin. Bien entendu, on devait à l’origine passer en coup de vent, mais nous y sommes restés une heure. Avec tout cela, c’est vers 20h que nous arrivons à l’hôtel.
Nous avons réservé à l’hôtel Ibis Roissy CDG Paris Nord pour 85€, une chambre avec l’option Park & Fly, qui nous permettait de laisser notre voiture pendant 10 jours au parking de l’hôtel gratuitement. Il nous suffirait de payer la différence pour les 4 autres jours une fois revenu. L’hôtel se trouve dans un complexe avec un Courtepaille, un hôtel Ibis Budget ainsi qu’un Première Classe. Les hôtels partagent une navette jusqu’à Roissy, qui passe toutes les 20 minutes environ. C’était l’option la plus pratique pour nous. Cela nous permettait de dormir tranquillement et de se réveiller sans stress le lendemain pour notre transatlantique.
Le parking de l’hôtel est sous-terrain, ce qui nous rassure. Cependant, nous ne savons pas trop où nous garer. Nous suivons le fléchage en espérant ne pas nous tromper. Hanaé commence à râler sérieusement à l’arrière. Elle est fatiguée par la route, et en plus l’heure de son biberon est largement arrivée. On se gare, et on descend le nécessaire d’urgence : la poussette, le sac à langer, et mon sac à main. Mickaël redescendra après chercher le reste des affaires.

L’autre problème, c’est qu’on n’était pas sûr de l’hôtel Ibis où on était. Les places ne sont pas les mêmes selon le Budget ou le classique, donc fallait pas se tromper.

Une fois à l’accueil, nous faisons l’enregistrement. L’hôtel a l’air tellement bien qu’on se demande s’il n’y a pas anguille sous roche par rapport à l’offre qu’on a eu. Mickaël redemande si l’option Park and Fly est bien inscrite pour nous, et on nous confirme que oui. On a toujours du mal à se dire que ça va nous couter « que » 85€. 

Surtout que rien que pour le parking à l’aéroport de Lyon ou Roissy, on en aurait eu pour plus cher sans avoir d’hôtel…

La réceptionniste nous explique rapidement le fonctionnement, et nous demande si on a besoin d’un lit bébé pour la nuit. Heu… oui, on a même appelé pour le demander et on nous a dit qu’on nous mettrait en rez-de-chaussée pour faciliter notre déplacement. La mention pour le rez-de-chaussée a bien été prise en compte, en revanche pas celle du lit bébé. Qu’à cela ne tienne, en moins de 10 minutes, la réceptionniste va nous le monter avant de nous remettre les clés. Mickaël retourne à la voiture chercher les dernières affaires, tandis que moi je vais rapidement à la chambre, parce que nous avons quand même un bébé affamé à gérer. En poussant la porte, j’ai une agréable surprise. Nous sommes habitués désormais à partir dans des B&B. Les chambres ont un espace optimisé au millimètre près, et souvent on se marcherait presque dessus. Mais dans cet Ibis, nous trouvons la chambre immense. Il y a énormément de place, que ce soit dans la zone de nuit ou dans la douche. 

Petite info aussi : nous étions dans une chambre pour mobilité réduite. Donc les passages étaient assez grands, je ne sais pas si c’est le cas pour toutes les chambres. Pour ma part, je vais pour rechercher les dernières affaires dans la voiture. Valises, sacs, siège auto, mais aussi le matos pour pouvoir utiliser le téléphone dans la voiture (support, câble USB, etc.). Ça servira bien pour les US. 

Je m’installe et laisse enfin Hanaé bouger librement, pendant que je vais préparer son couchage. Je suis assez satisfaite du rendu, mais je sens que le coucher va être compliqué. 

Pendant ce temps, Mickaël qui était revenu entre temps, était reparti faire chauffer le biberon. 

Je parlerai pendant ce temps-là un peu avec la réceptionniste qui était très gentille. Je voyais qu’elle gérait bien ce qui était lit parapluie et biberon, et elle m’avouera juste après que c’est parce qu’elle avait également un nouveau-né de 10 mois à la maison. Forcément, ça aide 😀

Il revient avec le graal, et Hanaé a enfin droit à son moment biberon-câlin, avec papa, pendant que maman s’assure que les affaires pour le lendemain sont ranger de façons pratiques. 

Elle engloutit son biberon, et là, on arrive au moment que j’appréhende, le coucher. 
Hanaé ne sait pas s’endormir quand il y a du monde autour. Et surtout pas ses parents. On tente quand même à 21h30 un premier coucher : on allume la veilleuse, on la met dans sa gigoteuse, une caresse, la tétine, bonne nuit… Échec cuisant ! Elle se relève immédiatement, pour jouer à « coucou-cacher » avec nous dans son lit.

Ça va être long cette histoire…

On fait mine de l’ignorer. J’envoie Mickaël en quête de quoi nous faire manger, après avoir regardé la carte à notre disposition en chambre. J’opte pour une salade de fruit avec un yaourt, et lui pour un moelleux au chocolat. Hanaé ne veut toujours pas dormir. On tente de s’enfermer dans la salle de bain pour voir si ça l’aide à s’endormir d’être seul dans la pièce, ça ne fonctionne pas mieux.

Manger dans les toilettes… Quoi de mieux pour commencer les vacances ! 

On abdique finalement et on se couche dans le lit, en la prenant une première fois pour lui faire un câlin. Puis on la recouche, malgré ses pleurs de mécontentement. On est habitué. Le but pour nous est de ne faire qu’un avec le lit dans ce cas-là : on ne bouge plus, on ne respire plus, on ne parle plus. Ça dure une dizaine de minutes, mais elle finit par s’endormir, enfin ! Nous ne tardons pas non plus à nous endormir, pour prendre des forces pour la longue journée qui nous attends le lendemain.

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