[Floride] Jour 3 : It’s time to cruise – Partie 1

C’est parti pour l’aventure

La nuit a été relativement bonne. Finalement, je n’ai pas entendu les avions comme je le craignais. Je pense que la fatigue du trajet a joué. Hanaé n’a pas trop mal dormi. Elle a eu quelques phases de réveils en pleurs, mais qui n’ont pas nécessité d’interventions de notre part. Ça lui arrive parfois de pleurer en plein sommeil, on suppose que c’est dû à des petits cauchemars.

Je me suis réveillée assez régulièrement à partir de 3h du matin. Décalage horaire oblige, je suis déphasée, mais je me force à rester coucher. Hanaé se réveille un peu avant 5h, et j’attends cette barre symbolique avant d’aller la chercher dans son lit.

Mickaël : Sinon, moi ça va. J’étais réveillé plus tôt que d’habitude, mais j’étais tellement vanné que je me suis pas trop réveillé de la nuit. J’aurai la mission d’aller réchauffer le biberon pour la petite.

Pour ça, je me suis adressé à l’accueil, et le mec m’a dis d’aller au micro-ondes du buffet. D’ailleurs, il me fera rire, car je voulais juste lui demander a quelle heure le petit-déjeuner ouvrait, et il me répondra super motivé mais complètement à côté de la plaque “Mais oui ! C’est complètement gratuit ! Vous pouvez y aller, et autant de fois que vous voulez !”. Franchement, il aurait ajouté “C’est le rêve américain ici !” (pour être poli) derrière sa réponse que j’aurai même pas été surpris.

La petite est au taquet, elle bouge dans tous les sens. A six heures je lui donne son biberon du matin puis c’est à notre tour d’aller petit-déjeuner.

Le buffet est typiquement américain. il y a 2 gaufriers en libre service, des yaourts, des donuts salés ainsi que plusieurs types de tranches de pain de mie, du thé, du café, et 2 types de jus de fruits. Il y a également des œufs durs, mais rien de salé. Je me prépare une gaufre, qui finalement s’avère tellement immense que nous en mangeront une pour 2. Je prendrai aussi 2 tranches de pain (surtout pour Hanaé) avec du philadelphia (qui n’a pas du tout le même goût qu’en France), un yaourt que je n’arriverai même pas à avaler parce que le goût ne me plaira pas du tout. Le jus d’orange quant à lui est plus chimique qu’autre chose. C’est vraiment pas fameux tout ça. Je me console en me disant que quelques heures après, nous nous régalerons sur le buffet de la DCL.

Un peu le même avis pour moi. Pas beaucoup de choix, et pas mal chimique pour le coup. J’ai également pris par curiosité un café de type “French Roast”. Forcément, il y a “French” dedans, donc je peux que être intrigué sur le goût que ça peut avoir.
Et bah c’est pas top. Mais ça reste du café américain, et c’est pas leur spécialité, donc ça m’étonne pas trop.

On retourne à la chambre pour se préparer cette fois. Mickaël passe en premier à la douche pendant que moi je commence à ranger nos affaires. La chambre est dans un état de désordre assez surprenant alors que nous ne sommes là que depuis quelques heures. C’est aussi ce qui change avec un bébé. On s’étale vite et énormément.

Je profite de cet entre-deux pour donner des nouvelles en France, et Hanaé elle, en profite pour tomber tête la première du lit. Heureusement que c’est de la moquette au sol, parce que tout de même, le lit est bien haut pour une si petite personne.

Il n’empêche que c’est une grosse frayeur pour nous, surtout que la miss s’endort même pas 5 minutes après, après avoir pleuré et réclamer que je m’allonge avec elle (encore une fois). Mais je savais qu’on approchait de l’heure de sa première sieste du matin , donc je ne me suis pas trop inquiétée. Je me suis juste dit qu’il allait falloir surveiller son comportement à son réveil.

Elle dormira une petite heure pendant laquelle Mickaël en profitera pour aller photographier l’extérieur de l’hôtel.

Ça y est, on a passé les étapes un peu relous du voyage avec les bagages, donc je peux me permettre de sortir le reflex à partir de maintenant 😀

Cette première sortie rapide me permettra de faire des tests rapides pour la photo en Floride. Et autant dire que je vais vite être surpris. Au moment de sortir, quand j’ai enlevé le cache de l’objectif, une épaisse couche de condensation s’est formée sur toute la lentille.

Et là, je me fais la réflexion que ça va être super relou pendant tout le voyage si ça se passe comme ça. Je ne peux même pas ouvrir l’appareil pour changer d’objectif, sinon la condensation va se former sur le miroir à l’intérieur, et ce sera encore pire.

Après ça, je lirai que la condensation se forme sur les reflex à cause des différences de températures entre l’intérieur et l’extérieur. En effet, les climatisations des chambres sont assez fortes, et la température extérieure est bien plus élevée avec de l’humidité. Le boitier et les objectifs étant en métal, il faut du temps pour que les températures se rejoignent.

Par chance, la condensation partira assez vite pour cette fois, et je pourrai prendre quelques photos.

Hanaé se réveille un peu après 9h. On finit de ranger les affaires, on met les tags DCL sur les valises et le siège auto, et nous quittons notre chambre à 9h40 pour l’entrée. En effet, nous nous étions inscrit pour la navette de 10h pour le port. On nous avait donc dit qu’il fallait qu’on soit prêts dans l’entrée, avec nos affaires, à 9h45 précises. Et ce fut le cas, ce qui nous a permis de constater qu’il y avait beaucoup de monde… et surtout que ce n’était pas du tout bien organisé cette affaire. Heureusement, Hanaé va bien malgré sa chute, et se promène tranquillement entre nous.

A ce moment là, quand je vois le nombre de personnes qui attendent, je me dis que ça commence à puer cette histoire. Surtout qu’on était assis sur des canapés un peu éloignés de l’entrée par rapport aux autres.

Alors que nous nous assoyions pour patienter, un chauffeur rentre et demande notre nom, combien on est, et il repart. Il râle, on comprend pas trop son problème, mais on sent de loin venir l’embrouille.

Et effectivement. Le chauffeur se plaint que sa navette est trop petite pour prendre tout le monde. il semblerait que des gens non prévus se soit rajoutés à la dernière minute. En plus, il répète qu’il a juste été appelé à la dernière minute pour venir donner un coup de main… Il fait monter des gens, puis dit qu’il lui reste 3 places. Avant qu’on ait le temps de réagir, une famille arrivée dans la file après nous nous passe sans stress devant, en se retournant et disant “sorry guys”. J’avais envie de les insulter, mais j’ai préféré me mettre en retrait. Bref, on se fait gruger et la navette repart sans nous. C’était les vacances, je refusais de m’énerver pour si peu. Par contre, vu qu’il est censé n’y avoir qu’une navette par heure, je suis allée à la réception taper un mini-scandale quand même. La réceptionniste s’est confondue en excuse et a appelé quelqu’un, pour m’assurer qu’une autre navette arriverait dans moins de 10 minutes.

Pendant ce temps, je gère Hanaé dehors qui décide de regarder tout ce qui passe. Et j’avoue que j’y crois moyen à cette histoire d’attendre “que” 10 minutes.

Ce fut effectivement le cas. Au final, on gagne même au change, car cette navette semble plus confortable, et il n’y a qu’un autre couple avec nous.

On aura même pas besoin de se stresser pour les bagages et la poussette, tout rentre comme ça dans le coffre sans problème.

Bon bah c’est cool tout ça, allez, on part ! On aurait pas oublié un truc ? Oups… le siège auto pour Hanaé est dans le coffre avec tout le reste…

Tant pis, on est pas fans, mais on a pas le choix, faudra garder Hanaé sur les jambes en espérant qu’il n’y ai pas de problème.

Le trajet jusqu’au Port prendra environ 25 minutes. Tout le long, on ne voit pas grand chose, mais quand on se rapproche du port, on voit vite les cheminées rouge à tête de Mickey. On touche au but, le Magic est à quelques minutes de nous.

Franchement, on a quasiment rien vu de Miami à part des grandes routes qui se passent par dessus et des buildings au loin, mais ça ne m’a pas spécialement plus donné envie de visiter cette ville.

Nous descendons de la navette, et un homme vient rapidement nous demander ce qu’on garde avec nous ou pas. Il nous explique que nos bagages seront envoyé sur le bateau et qu’on les récupère devant notre cabine directement, puis nous souhaite bonne croisière.

On est un peu paumés. Le terminal portuaire ici est très différent de celui de Port Canaveral et on tâtonne un peu. On redemandera la direction à une femme qui nous indiquera le chemin. Finalement, on trouvera assez vite le terminal. Et pour le coup vu le nombre d’élément flaggué Disney Cruise Line, on ne pouvait pas se tromper. Mention spéciale à l’affiche pour l’interdiction des drones.

Je me fait engueuler par un des employés parce que je veux prendre une photo du panneau d’entrée et donc, je reste trop longtemps à son goût devant l’entrée. “C’est bon y a d’autres points photos en haut”. Une fois de plus, je garde mon calme et continue mon chemin. On choisit la file de droite… qui sera la plus lente à avancer.

Décidément aujourd’hui on a pas de chance. Ça avance lentement, et c’est en se rapprochant de la fin qu’on comprend pourquoi. Ceux de la file de gauche sont envoyés de notre côté pour le contrôle des bagages. Le flux est lent, mais on finit quand même par passer. Mickaël aura droit à une vérification de son bagage à cause de mon fer à lisser, et moi on vérifiera le panier de la poussette.

Hourra, on arrive enfin dans le hall pour le check-in. On prend la file pour les cruisers Silver, et là je me dis que ça ira, au max dans une vingtaine de minutes on sera sur le bateau. Ahah… si seulement.

Pour ceux qui ne sont pas habitués des DCL, il existe plusieurs niveaux de “fidélité” pour le Castaway Club : Silver, Gold, et Platinium. A partir du moment où on a déjà fait une DCL auparavant, on est forcément Silver. Le level Gold se débloque à 5 croisières, et Platinium à 10 croisières.

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